Ma collection

Après avoir trouvé par hasard dans mes affaires une carte postale du stade du Schlossberg de Forbach envoyée par une camarade de classe, j'ai eu envie de débuter cette collection un peu particulière qui aujourd'hui occupe plusieurs heures de mon emploi du temps chaque semaine.

A la page n°38 du Onze Mondial 25 de février 1991, on peut y lire la petite annonce qui m'a permis de me lancer dans la collection des cartes postales de stades de football ! Il y était noté : « cherche cartes postales de stades du monde entier pour débuter collection... ». A cette époque, deux personnes, André Kermoal et Jean Yves Lempereur m'avaient écrit et aujourd'hui encore, nous avons le plaisir de partager ensemble notre passion et d'échanger de précieux sésames.

Au départ, je ne possédais que deux cartes à échanger et mes deux correspondants se montrèrent très compréhensifs. De ce fait, ma collection se composait exclusivement de cartes françaises ; la première carte étrangère vint d'Italie et représentait le stade Valerio Bacigalupo de Savone (réf. 200/244). Sur le plan du haut, on y voit une vue du stade et sur le bas apparaît la caserne militaire Bligny.

Depuis, ma collection s'est largement agrandie et au 31 décembre 1996, mes comptes faisaient état de 104 pays représentant 2 802 cartes postales. La barre fatidique des 3 000 cartes a été franchie le 18 mai 1997 : ce jour là, mon père m'a offert deux jours après mon anniversaire une carte du stade Olympique de Munich ! Chaque semaine, le facteur dépose dans ma boîte aux lettres des courriers d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne, de France, d'Afrique, du Mexique, des Etats Unis, du Brésil, d'Argentine et de bien d'autres pays encore !

En 1997, j'ai créé le club C.C.P.S. (Collectionneurs de Cartes Postales de Stades) par le biais de la parution d'une revue s'intitulant "Grounds" ! Le succès fut immédiat et le club compte à ce jour plus de 100 membres de 15 pays différents. Chaque année a lieu une réunion où les membres présents se rencontrent et peuvent faire des échanges tout en assistant à une rencontre de football. Aujourd'hui, la revue a pris un nom plus français, "Cartes Postales et Stades", et paraît deux fois par an.

Il est difficile de faire un tri parmi les cartes postales composant ma collection mais certaines ont ma préférence : celle de Riyadh (Arabie Saoudite) qui m'a été offerte par un malien habitant au Cameroun est en tête de liste. Il y a aussi une vue intérieure en noir et blanc du « stadio comunale » de Turin (mon préféré), une vue aérienne du pittoresque stade d'Antibes, et bien d'autres encore. Chaque nouvelle carte reçue me procure de la satisfaction, qu'il s'agisse d'un petit ou d'un grand stade, et j'en profite pour remercier celles et ceux qui jour après jour me permettent d'enrichir ma collection. Le cap des 10 000 cartes a été franchi au cours de l'année 2005. Mais je privilégies la qualité à la quantité.

Et lorsque j'assiste à une rencontre de football, j'essaie de comparer entre eux les stades que j'ai déjà pu visiter. De tous ceux où je me suis rendu, c'est le stade Giuseppe Meazza de Milan qui m'a le plus impressionné, autant de l'extérieur que de l'intérieur. Côté ambiance, c'est à Kaiserslautern au Fritz Walter stadion que j'en ai le plus éprouvé. Mais, que ce soit à Metz (le stade que je fréquente le plus souvent), Nancy, Strasbourg, Saint Etienne (quel spectacle dans les tribunes), Lens (quelle ferveur), Paris, Sarrebrück, Frankfurt, Stuttgart ou Turin, il y a toujours mon coeur qui bat au rythme des chants des supporters. Mon rêve était de pouvoir assister au « derbissimo » romain au stade olympique de Rome, où celui-ci est divisé en deux, chaque partie respectivement aux couleurs de la Roma et de la Lazio. Ce fut chose faite en 1998 ! Mon prochain objectif ? Le derby entre Boca et River, plus sérieusement un Real Barça !

Grâce aux cartes postales, j'ai des amis dans le monde entier, j'ai appris à situer des villes que je ne connaissais pas et aujourd'hui, lorsque que l'on m'écrit : « je débute une collection de cartes postales de stades... », je fais comme André et Jean Yves, je renvois l'ascenseur...

  Retour à la page d'accueil